Je crois avoir trouvé une particularité de ma problématique en "
Day 2". (
pour ceux qui ne suivent pas, généralement je suis
plutôt bon en Day-1, mais je me vautre complètement en Day-2, lorsque le Day-2 n'est pas une date un-à-un).
Hier, discussion avec une fille plutôt bien, classe;
Bon rapport, chaleureux, tout allait bien.
Aujourd'hui, je la recroise:
Mauvais rapport, froid, c'était la merde totale.
Je demande à Yllo d'aller discuter avec elle, voir si c'est elle qui est comme cela aujourd'hui ou bien si cela vient de moi. La fille a discuté avec Yllo sans difficulté ... J'ai failli en crever
... (
et là, pas de "parce que je suis plus petit, ou trop gros, ou whatever": la fille était plus petite que moi, même avec des talons de 10cm
...)
Yllo m'avance un élément: tout se joue sur le non-dit (
j'étais au courant...), mais il suffit d'un élément pour faire sauter toute ma communication. C'est
probablement le cas, je ne me sentais pas en confiance lorsque je suis revenu la voir. Pourquoi ? Parce que je pense qu'en
Day-1, n'ayant rien prévu
(
et aucunement la rencontre)
je suis spontané (et donc naturel) (
cela me rappelle
une phrase d'un de mes coachlife/psy: « vous avez perdu toute spontanéité »). En
Day-2, je m'attends à la recroiser, donc je me mets à
brainstormer comme un fou pour rien: A
réfléchir comment reprendre le contact, ce que je dois dire, comment
je dois faire, comment je dois être, etc... Je
perds finalement toute spontanéité et donc tout mon naturel.
Je l'ai bien remarqué aujourd'hui, mais je l'avais plus ou moins sondé une fois, il y a quelques mois. Alors que j'avais
parfaitement "gamé" une fille à
une soirée (
Y., la copine de H., pour ceux qui me connaissent): Bon rapport au téléphone après coup. En
Day-2, trop
de
brainstorming, je me suis mis la pression tout seul comme un con et finalement,
j'ai tout salopé. Et je
n'ai jamais pu rattraper le coup.

Ajouté à cela
une
peur du jugement des proches. Cela peut vous sembler bizarre (
je crois que Sadric et Yllo ne le comprennent pas), mais je suis capable tout seul de
dialoguer avec n'importe qui dans un certain contexte et être incapable de le faire dans un autre.
Je me rappelle une fois, soirée de 300 personnes dans une boite parisienne; Je connaissais personne. A la fin, pratiquement la moitié me connaissait, je me baladais avec 2 filles à chaque bras et
je suis repartie avec une ... alors que j'étais venu tout seul et je connaissais quasiment personne (croisé probablement une fois, une ou deux personnes). Ce que je suis capable de faire là, je me
retrouve démuni lorsque je suis avec Sadric ou Yllo (
ou une autre personne "proche": une personne rencontrée durant la soirée ne compte pas).
C'est une sorte d'extrême chez moi:
Tout seul, je suis capable de choses incroyables. Accompagné, je perds tous mes moyens.
Je me suis demandé pourquoi: Pourquoi lorsque je suis accompagné d'une personne - qui pourtant en qui j'ai confiance et qui me fait confiance - je n'arrive plus à rien (
ou mes facultés sont rabaissées). Pourquoi avec une personne lambda, je m'en bats les couilles et je suis "libéré".

Je pense que ce
"blocage" (
certains me diraient "arrête de parler de blocage, cela caractérise un truc qui n'existe pas", soit ...), ce blocage vient -
probablement, je n'en suis pas sûr - de ma petite enfance (6, 7 ans). A cette époque, aucun problème d'ego, aucun problème de timidité (
j'étais même très-très
extraverti), je m'étais amouraché d'une petite copine. Je m'en souviens, elle s'appelait
Noëmie (
... souvenir). Je l'avais rencontrée dans un
centre-aéré dans ma ville. Et puis un jour, ma mère la rencontra (
ou sût de notre pseudo-relation (oui, cela peut faire rire de parler relation à cet âge là
:-)). A cela, elle avait fait un commentaire. Si mes souvenirs sont exactes, cela devait être : «
Oh non, elle est pas assez bien, elle » ou
«
Oh non, mais elle est pas assez bien pour toi ». Je l'avais très mal pris. Pour ma mère, cela n'était qu'une petite réflexion. Pour moi c'était
un jugement de valeur sur mes choix de fille.
Cela peut sembler idiot, mais cette
histoire m'a marquée. Quelques années après, ma première fausse-petite-copine (
que j'ai recroisé à un mariage, si vous vous souvenez). A l'époque où j'étais au collège, j'avais eu ce blocage, cette peur du
jugement. J'étais attiré par elle, mais je restais bloqué sur des conneries (
exemple, "ses parents étaient comme-ci", "sa maison n'était pas comme cela", "ses
parents ne faisaient pas cela"): Oui, oui, vous pouvez le dire: des énormes conneries, qui maintenant me semble complètement idiot. Mais à l'époque, c'était un frein.
Je pense que ce frein est toujours d'actualité. Je suis plutôt
difficile avec le choix des filles avec qui je sors ou j'aimerais sortir. Sadric ne
comprenait pas pourquoi je ne sortais pas - pour du training avant tout - avec une fille qui ne me plaisait pas véritablement. Je pense que ce blocage vient de là. Cela ne me dérangerait pas de
sortir avec la ou les filles en question (
comme C. aka l'harceleuse, ou C.): Je sais parfaitement que ce n'est pas une fille avec qui j'aimerais autre chose
qu'un fuck-friendship (
et encore ...) et pourtant, je reste bloqué.
...
Note: Oui, je sais, c'est encore un pavé :-)